Guide du débutant en course à pied sur route : du 5 km au marathon

Résumé :
Ce guide présente les bases de la course sur route, de l’amélioration de l’endurance à la structuration de l’entraînement, en passant par la progression du 5 km au marathon. Il explique comment un entraînement régulier, une progression graduelle et une récupération adaptée constituent le socle d’une progression durable en course à pied.

Une variété de chaussures de course colorées sont disposées, représentant des coureurs allant du débutant au marathonien.

Qu'est-ce que la course sur route ?

La course à pied sur route est probablement la forme de sport d'endurance la plus accessible. Enfilez vos chaussures de course, sortez et vous pouvez commencer presque partout. Cela peut être un footing tranquille dans votre quartier, une sortie entre amis pour quelques kilomètres ou, plus tard, le départ d'un 5 km, d'un 10 km, d'un semi-marathon ou d'un marathon. Inutile d'être rapide, et encore moins d'avoir une compétition en tête. Pour beaucoup, tout commence par l'envie de courir un peu plus loin qu'avant.

La suite ne dépend que de vous. Vos premières sorties impliqueront peut-être de marcher beaucoup, de faire des pauses pour reprendre votre souffle ou simplement de trouver votre rythme idéal. Avec le temps, la course deviendra plus familière et vous pourrez progressivement augmenter la distance, la régularité ou diversifier vos entraînements. Certains coureurs finissent par viser les records et les longues distances, tandis que d'autres ne ressentent jamais le besoin de compétition. Il n'y a pas de chemin tout tracé en course à pied. Donnez-vous le temps de vous adapter, trouvez une routine qui vous convient et laissez votre pratique évoluer à votre rythme.

Pourquoi choisir la course sur route ?

L'un des grands avantages de la course à pied sur route, c'est qu'il y a peu de choses entre décider de courir et passer à l'action. Pas besoin de salle de sport, de piste d'athlétisme ni de beaucoup d'équipement, hormis une bonne paire de chaussures de course. L'entraînement s'adapte facilement au travail et au quotidien : partir tôt le matin, faire quelques kilomètres à l'heure du déjeuner ou courir pendant un moment de libre le week-end. Cette flexibilité permet de trouver plus facilement une routine qui vous convient, sans avoir à organiser votre vie autour de l'entraînement.

Il y a aussi une grande marge de progression pour que votre course à pied évolue. Terminer votre premier 5 km sans s'arrêter vous semblait peut-être un objectif lointain, pour ensuite vous fixer un 10 km comme prochain défi quelques mois plus tard. Vous pourriez découvrir que vous préférez courir plus vite plutôt que plus loin, rejoindre un club de course local ou réaliser que la compétition n'est pas si importante pour vous. La progression n'est pas forcément la même pour tous. La course sur route vous offre la liberté de choisir vos objectifs et, tout aussi important, de les adapter au fur et à mesure que votre expérience s'accroît.

Pourquoi la course sur route est-elle si populaire ?

La course à pied sur route s'intègre facilement au quotidien, mais ce n'est qu'une partie de son attrait. Une fois qu'on commence à courir régulièrement, on trouve toujours quelque chose pour renouveler l'intérêt de ce sport. Certains coureurs prendront plaisir à améliorer leur temps sur 5 km, tandis que d'autres apprécieront une course tranquille après le travail. Les objectifs peuvent évoluer sans qu'il soit nécessaire de changer de sport, ce qui confère à la course à pied sur route une longévité que peu d'activités peuvent égaler.

Pourquoi les gens continuent à courir

  • Les progrès sont une expérience personnelle :
    l’amélioration prend différentes formes selon votre niveau en course à pied. Terminer une distance sans s’arrêter peut être une grande réussite au début. Plus tard, vous vous intéresserez peut-être à l’allure ou découvrirez que les courses plus longues vous conviennent mieux. Il n’existe pas de critère universel pour définir ce que signifie progresser.

  • Cela devient une habitude :
    courir ne nécessite pas toujours d’objectif précis. Une fois intégré à votre routine hebdomadaire, aller courir devient un réflexe. Cette familiarité est souvent ce qui vous pousse à continuer longtemps après que l’enthousiasme des débuts se soit estompé.

  • Il existe une véritable communauté autour de la course à pied :
    on peut courir seul pendant des années et faire partie d’un sport bien plus vaste. Si l’on souhaite courir en groupe, les clubs locaux et les événements comme le parkrun facilitent les rencontres avec d’autres coureurs. Pour certains, cet aspect social devient primordial dans la pratique de la course à pied. D’autres préfèrent s’entraîner seuls et se joindre occasionnellement aux autres le jour de la compétition.

  • Il y a toujours une prochaine étape :
    terminer un 5 km ne signifie pas que vous devez immédiatement passer à un 10 km. Vous pourriez consacrer l’année suivante à vous améliorer sur la distance que vous appréciez déjà. Un semi-marathon finira peut-être par vous intéresser, ou peut-être que la compétition ne vous tentera jamais. La course sur route offre une progression sans imposer de méthode.

Cette liberté explique en grande partie pourquoi les gens continuent à courir sur route. On peut y prendre un aspect compétitif quand on le souhaite, ou plus détendu quand on ne l'est pas. Votre relation avec ce sport peut évoluer considérablement au fil des années, sans jamais atteindre un stade où vous pensez avoir « terminé » la course à pied.

Ce dont vous avez besoin pour commencer la course à pied sur route

Pour débuter la course à pied sur route, pas besoin de beaucoup d'équipement. Une bonne paire de chaussures et des vêtements confortables qui vous permettent de bouger librement suffiront pour vos premières sorties. Vous n'ajouterez le reste que si cela s'avère utile. En courant régulièrement, vous apprendrez vite ce qui rend l'entraînement plus agréable et ce dont vous pouvez vous passer sans problème.

Les fondamentaux de la course à pied

  • Chaussures de course :
    Choisissez une paire adaptée à la morphologie de votre pied et à vos besoins d’entraînement. Le confort, un bon maintien et un amorti approprié sont plus importants que la marque ou la tendance. Consulter un revendeur spécialisé en course à pied pour une évaluation de vos pieds et une analyse de votre foulée vous permettra de trouver les chaussures les mieux adaptées à votre type de pied et à votre biomécanique de course. Vos chaussures doivent offrir une bonne stabilité et permettre un mouvement naturel sans points de pression ni instabilité.

  • Vêtements confortables :
    haut respirant, short ou collant, sous-vêtements de course et chaussettes minimisant les frottements et régulant la température. Les vêtements doivent permettre une liberté de mouvement totale et réduire les irritations lors d’efforts prolongés. Les tissus évacuant efficacement l’humidité contribuent au confort et limitent les risques d’irritation cutanée lors d’entraînements répétés.

  • Accessoires optionnels :
    montre GPS ou application de suivi, gourde, ceinture de course et cardiofréquencemètre pour un suivi plus précis de l’effort. Ces accessoires ne sont pas indispensables aux débutants, mais peuvent faciliter la prise de conscience du rythme, de la distance et de la répartition de l’intensité à mesure que l’entraînement se structure.

  • Visibilité accrue : Porter
    des vêtements haute visibilité ou utiliser une petite lampe frontale sur les itinéraires sombres améliore la vigilance et la sécurité. Choisir des itinéraires bien éclairés et rester attentif à son environnement sont tout aussi importants. La sécurité favorise la confiance, et la confiance favorise la régularité.

  • Méthode de suivi simple :
    une application ou un carnet pour enregistrer les séances et la progression, permettant ainsi de contrôler la charge d’entraînement au fil du temps. Ce suivi permet de visualiser le volume cumulé, d’identifier les tendances et d’éviter les augmentations brusques de la charge de travail. Un enregistrement régulier favorise la responsabilisation et une progression structurée.

Inutile d'avoir un équipement de course parfait dès le départ. Commencez par l'essentiel et laissez votre expérience vous guider. Après quelques semaines, vous remarquerez peut-être que des chaussettes différentes rendent les longues distances plus confortables ou qu'un porte-téléphone serait pratique. De petits changements qui réduisent les frottements peuvent faire la différence, mais votre équipement doit avant tout faciliter la course et non compliquer vos débuts.

Comment élaborer votre plan de course

Quand on débute la course à pied, la tentation est grande de progresser à chaque sortie : courir un peu plus loin, supprimer une pause de marche ou essayer d’améliorer son rythme de la séance précédente. Votre corps a besoin de temps pour s’habituer à la course, surtout si vous n’avez pas l’habitude des activités physiques à impact. Un entraînement régulier et confortable vous permettra de vous familiariser avec la course plutôt que de tester constamment vos limites.

Construire vos premières semaines

  • Commencez par un nombre raisonnable de sorties :
    deux ou trois par semaine suffisent amplement pour débuter. Cela vous permet de vous entraîner régulièrement sans surcharger votre semaine. Si deux sorties vous conviennent pour l’instant, commencez ainsi. Vous pourrez toujours en ajouter une lorsque votre corps supportera bien l’entraînement.

  • Utilisez la méthode marche-course :
    il n’est pas nécessaire de courir sans interruption dès la première séance. L’entraînement marche-course alterne des périodes de course avec des pauses de marche planifiées, ce qui en fait un excellent moyen de progresser vers la course continue. Vous pouvez commencer par une minute de course à allure modérée, suivie d’une minute de marche, et répéter ce schéma tout au long de la séance. La durée exacte des intervalles importe moins que de trouver une combinaison que vous pouvez répéter sans que les phases de course ne deviennent trop difficiles.

  • Laissez la durée guider vos premières sorties :
    la distance peut attendre. Partir pour une durée raisonnable vous libère de la pression d'atteindre un kilométrage précis et vous permet de maintenir un effort confortable. Une séance plus courte qui vous donne l'impression d'être capable de courir à nouveau est bien plus bénéfique que de forcer sur une distance supplémentaire simplement parce que vous aviez prévu d'atteindre un certain nombre de kilomètres.

  • Laissez-vous du temps entre les séances :
    vous pourriez avoir envie de courir à nouveau avant que votre corps ne se soit complètement adapté à cette nouvelle activité. Laisser un jour entre vos premières sorties vous permet de souffler et d’observer plus facilement votre évolution. La récupération ne signifie pas forcément l’inactivité totale. Vous pouvez continuer à bouger normalement tout en continuant à pratiquer la course à pied, qui représente un nouveau stress pour votre corps.

Faire progresser la méthode marche-course

À mesure que la course devient plus facile, l'équilibre entre course et marche peut être modifié progressivement. Vous pouvez allonger certaines phases de course tout en conservant les pauses marche initiales, ou simplement répéter la même séance jusqu'à ce que cela devienne nettement plus confortable. Il n'y a pas de date limite pour supprimer complètement la marche.

Avec le temps, vous constaterez peut-être que vous pouvez continuer à courir au-delà du point où vous aviez auparavant besoin d'une pause. Laissez cette progression se faire à votre rythme, sans chercher à courir sans interruption. Les pauses de marche restent utiles même après avoir amélioré votre condition physique, et en intégrer une ne diminue en rien la valeur de votre séance. L'objectif de ces premières semaines est d'établir une relation avec la course à pied que vous pourrez ensuite développer.

Comprendre les distances de course

Les courses sur route couvrent une vaste gamme de distances, mais du 5 km au marathon, elles sont parmi les plus connues. Il n'est pas nécessaire de les parcourir dans un ordre précis, et progresser n'est pas forcément synonyme de progression. Chaque distance présente un défi différent et peut constituer un objectif en soi.

5 km (3,1 miles)

Le 5 km est souvent la première course à pied organisée pour beaucoup. Pour un débutant, l'objectif est simplement de parcourir la distance, que ce soit en courant sans s'arrêter ou en alternant avec des pauses de marche. C'est d'ailleurs loin d'être une distance réservée aux débutants. À mesure que les coureurs gagnent en expérience, courir un 5 km rapidement peut exiger une vitesse et une endurance considérables, offrant ainsi à cette distance un potentiel de progression important.

10 km (6,2 miles)

Sur 10 km, vous passez beaucoup plus de temps à courir, tout en conservant une distance suffisamment raisonnable pour s'intégrer facilement à votre entraînement quotidien. Les débutants peuvent opter pour cette distance après s'être familiarisés avec les distances plus courtes, même s'il n'est absolument pas nécessaire de courir un 5 km au préalable. La distance supplémentaire permet d'apprendre à mieux gérer son effort, surtout lorsque les premiers kilomètres paraissent trompeusement faciles.

Semi-marathon (21,1 km / 13,1 miles)

Participer à un semi-marathon modifie l'engagement nécessaire à la préparation d'une épreuve. Les sorties longues prennent une place plus importante dans l'entraînement et vous passerez plus de temps à apprendre à reconnaître les sensations de la course lorsque vos jambes sont déjà fatiguées. Pour de nombreux coureurs, les 21,1 kilomètres représentent un véritable défi d'endurance sans les exigences d'entraînement liées à la préparation d'un marathon complet.

Marathon (42,2 km / 26,2 miles)

Le marathon est une épreuve bien différente d'une simple prolongation d'une course plus courte. Se préparer à parcourir 42,2 kilomètres exige généralement des mois d'entraînement intensif, la sortie longue constituant une étape essentielle de ce processus. Il faut également être capable de gérer son effort pendant plusieurs heures et d'apprendre à connaître sa réaction face à des courses prolongées. Inutile de se précipiter. Si le marathon devient votre objectif, acquérir une expérience suffisante en course à pied au préalable facilitera grandement votre préparation.

Guide des indicateurs pour l'entraînement en course à pied sur route

Une fois que vous commencerez à suivre un plan d'entraînement ou à porter une attention plus soutenue à vos séances, vous découvrirez différentes façons de mesurer votre entraînement. L'allure vous indique votre vitesse de course, tandis que la fréquence cardiaque vous renseigne sur la façon dont votre corps réagit à cet effort. Ces deux indicateurs ne doivent pas dominer vos premiers entraînements, mais comprendre ce qu'ils représentent facilitera l'interprétation de vos séances à mesure que votre pratique de la course à pied progresse.

On peut aussi apprendre beaucoup sans regarder sa montre. L'échelle de Borg (RPE) décrit la difficulté perçue de la course et peut s'avérer particulièrement utile lorsque les conditions météorologiques influencent vos performances habituelles. Un rythme tranquille par une matinée fraîche peut être très différent par temps chaud ou sur un parcours vallonné. Apprendre à reconnaître ces variations vous aide à mieux comprendre votre propre effort plutôt que de vous fier à un seul indicateur pour déterminer la sensation que devrait procurer chaque course.

À mesure que votre entraînement se structure, vous découvrirez des mesures comme la fréquence cardiaque maximale, la fréquence cardiaque au seuil lactique et l'allure au seuil. Ces indicateurs permettent de créer des zones d'entraînement personnalisées et d'orienter plus précisément vos séances. Il n'est pas nécessaire de les maîtriser dès vos débuts en course à pied. Ce sont des outils à intégrer progressivement, et non des objectifs chiffrés à atteindre immédiatement.

INDICATEURS DE MESURE ET RECOMMANDATIONS D'INTENSITÉ D'ENTRAÎNEMENT

  • Zone 1 / Récupération :
‍ ‍Effort : RPE 1–2
‍ ‍Sensation : Très facile
‍ ‍Utilisation : Échauffements, retours au calme, courses de récupération

  • Zone 2 / Endurance :
‍ ‍Effort : RPE 3–4
‍ ‍Sensation : Facile
‍ ‍Utilisation : Courses longues, courses de base, volume aérobie

  • Zone 3 / Tempo :
‍ ‍‍ ‍ Effort : RPE 5–6
‍ ‍‍ ‍ Sensation : Modérément difficile
‍ ‍‍ ‍ Utilisation : Intervalles de tempo, efforts à intensité constante

  • Zone 4 / Seuil :
‍ ‍Effort : RPE 7–8
‍ ‍Sensation : Difficile
‍ ‍Utilisation : Intervalles soutenus, gestion du lactate

  • Zone 5 / VO2 Max :
‍ ‍Effort : RPE 9–10
‍ ‍Sensation : Très difficile
‍ ‍Utilisation : Intervalles courts, répétitions rapides, pics de performance

Utilisez les calculateurs pour calculer vos zones de fréquence cardiaque et vos zones de seuil d'allure pour un entraînement plus structuré.

Comment rester motivé

La motivation est souvent au rendez-vous lorsqu'on débute la course à pied. Tout est nouveau et les progrès sont rapides, ce qui rend le départ relativement facile. Mais cette motivation ne sera pas présente avant chaque sortie. Le travail s'intensifie, le temps change et il arrive qu'on n'ait tout simplement pas envie de courir. Intégrer la course à pied à sa vie, c'est trouver des solutions pour continuer même lorsque l'enthousiasme initial s'estompe.

Trouver ce qui vous fait avancer

  • Fixez-vous un
    objectif réalisable : il ne s’agit pas forcément d’une course ou d’un chrono précis. Il peut s’agir de courir un peu plus longtemps que d’habitude ou de terminer vos séances d’entraînement de la semaine. Choisissez quelque chose qui a du sens pour vous, plutôt qu’un objectif que les coureurs sont censés atteindre.

  • Intégrez plus facilement la course à pied à votre semaine :
    un programme n’est utile que s’il s’adapte à votre quotidien. Identifiez vos disponibilités réelles pour courir et planifiez vos séances en conséquence. Lors des semaines particulièrement chargées, raccourcir une séance peut s’avérer plus judicieux que de l’annuler, faute de pouvoir la réaliser exactement comme prévu.

  • Si courir seul ne vous convient pas, trouvez d'autres personnes :
    certains coureurs adorent sortir seuls. D'autres trouvent cela beaucoup plus facile quand quelqu'un les attend. Rejoindre un club de course local, participer à un parkrun ou organiser une sortie régulière avec une connaissance peut rendre l'aspect social aussi important que l'entraînement lui-même.

  • Inscrivez-vous à un événement si vous souhaitez l'inscrire à votre calendrier :
    avoir une date en tête peut donner un sens à votre pratique de la course à pied. Votre premier événement n'a pas besoin d'être une course à fond. Vous pouvez en profiter pour découvrir une course organisée, apprécier l'ambiance et voir ce que vous pourriez vouloir faire ensuite.

La motivation fluctue au fil de vos séances de course à pied, alors une semaine difficile ne signifie pas que vous l'avez perdue. Parfois, une petite sortie tranquille suffit à relancer votre routine. D'autres fois, quelques jours de pause sont exactement ce dont vous avez besoin. Plus vous courez, mieux vous comprenez ce qui vous motive et quand il est préférable de vous accorder un peu de répit.

Erreurs courantes chez les coureurs débutants

Il y a beaucoup à apprendre lorsqu'on débute la course à pied et il est probable que vous fassiez quelques erreurs. C'est le cas de la plupart des débutants. Les problèmes surviennent souvent lorsque l'enthousiasme dépasse les capacités de votre corps, surtout pendant les premières semaines où chaque kilomètre supplémentaire est perçu comme un progrès. Savoir où les coureurs rencontrent généralement des difficultés peut vous aider à prendre de meilleures décisions sans devenir excessivement prudent dans votre entraînement.

Erreurs à éviter

  • S'entraîner trop intensément à chaque séance :
    les sorties faciles doivent vraiment rester faciles. Si chaque sortie se transforme progressivement en un test de vitesse, la fatigue s'installe vite et vous perdez la distinction entre sortie facile et entraînement plus intense. Ralentissez lorsque la séance l'exige et réservez les efforts les plus soutenus pour les séances ciblées.

  • Augmenter trop rapidement son volume de course à pied :
    se sentir en meilleure forme ne signifie pas toujours être prêt à augmenter considérablement son entraînement. La course à pied sollicite le corps de manière répétée et il faut du temps pour s’y habituer. Il n’est pas nécessaire d’augmenter la distance chaque semaine simplement parce que la semaine précédente s’est bien passée.

  • Considérer le repos comme un entraînement manqué :
    courir plus n’est pas forcément synonyme de meilleure performance. Les jours de repos vous permettent de récupérer avant d’intégrer une nouvelle séance. Avec l’expérience, vous apprendrez à mieux évaluer votre niveau d’entraînement.

  • Courir malgré la douleur :
    la course à pied peut entraîner des jambes fatiguées et des courbatures occasionnelles, mais une douleur persistante ou qui s’aggrave mérite d’être prise en compte. Tenter de sauver sa semaine d’entraînement en forçant malgré la douleur peut transformer une courte interruption en un problème qui vous empêchera de courir pendant une période beaucoup plus longue.

  • Comparer sa course à celle d'un autre coureur :
    le rythme est particulièrement facile à comparer, surtout lorsque les applications d'entraînement regroupent les performances de tous les coureurs. Un autre coureur peut avoir des années d'entraînement derrière lui ou simplement se trouver à un niveau complètement différent. Son rythme facile ne doit pas devenir le vôtre.

  • Ne pensez pas que les pauses marche sont un échec :
    la marche peut faire partie intégrante de votre entraînement et ne pas être une solution de dernier recours. Planifier des pauses marche est particulièrement utile pour progresser vers la course continue et reste bénéfique pour les sorties longues. Si la marche vous permet de terminer votre séance à un effort approprié, n'hésitez pas à l'utiliser.

  • Ne complexifiez pas trop votre entraînement dès le début :
    vous découvrirez forcément les intervalles, les zones d’entraînement, les différents types de séances et une multitude d’avis divergents sur la façon dont les coureurs devraient s’entraîner. Inutile de tout aborder d’un coup. Mettre en place une routine de course vous permettra de construire votre entraînement progressivement avant de le détailler davantage.

  • Oublier que les sorties longues modifient vos besoins énergétiques :
    lors de vos sorties courtes pour débutants, vous n’aurez peut-être pas besoin de vous soucier de votre alimentation. Mais à mesure que vos séances s’allongent, ce que vous mangez et buvez autour de l’entraînement devient plus important. C’est un aspect que vous pouvez apprendre progressivement au fil de votre progression, plutôt que d’essayer de tout maîtriser dès la première semaine.

Vous ferez des erreurs en apprenant à connaître votre propre rythme de course à pied. Une séance trop difficile ou une semaine où vous avez dépassé vos limites ne compromettent pas vos progrès. Soyez attentif à vos réactions, ajustez votre entraînement si nécessaire et tirez-en des leçons pour améliorer votre pratique les semaines suivantes.

FAQ : Course à pied sur route pour débutants

Comment débuter la course à pied sur route ?
La plupart des débutants ont intérêt à privilégier la régularité avant de se concentrer sur la vitesse ou la performance. Courir deux à trois fois par semaine, à un rythme confortable et progressif, permet de développer son endurance de façon constante tout en posant des bases solides pour une pratique régulière et durable.

Pourquoi la régularité est-elle importante en course à pied sur route ?
La régularité est la clé d’une pratique réussie. Un entraînement régulier, une progression graduelle et une récupération adaptée permettent d’améliorer constamment l’endurance, l’efficacité de la course et la confiance en soi, tout en réduisant la fatigue inutile et les risques de blessure.

Comment gérer l'effort lors d'une course à pied sur route pour débutants ?
La plupart des sorties sur route pour débutants doivent être effectuées à un rythme confortable et régulier, permettant de développer l'endurance et la capacité aérobie sans fatigue excessive. On peut introduire progressivement des vitesses plus élevées à mesure que la condition physique s'améliore, mais elles doivent compléter, et non remplacer, un entraînement d'endurance régulier.

La course à pied sur route, même pour les débutants, peut-elle préparer aux courses de plus longue distance ?
Un entraînement structuré sur route développe l’endurance, la gestion de l’effort et des habitudes d’entraînement régulières, autant d’éléments essentiels pour progresser vers des distances plus longues. À mesure que la forme physique et l’expérience s’améliorent, ces mêmes principes peuvent être appliqués avec succès au 5 km, au 10 km, au semi-marathon et au marathon.

Réflexions finales

Se mettre à la course à pied n'a pas besoin d'être compliqué. Les premières semaines sont surtout consacrées à découvrir vos sensations et à vous donner le temps de vous y habituer. Certaines sorties vous paraîtront étonnamment faciles, tandis que d'autres vous feront vous demander pourquoi le même parcours semble soudainement deux fois plus difficile. Cette variation est normale. Vous apprenez une nouvelle activité et votre corps s'adapte aux efforts qu'elle implique.

La suite de votre pratique de la course à pied vous appartient entièrement. Un premier 5 km pourrait vous amener à rechercher sans cesse de meilleurs temps, tandis qu'une autre personne pourrait se passionner pour le marathon. Vous pourriez même ne jamais participer à une compétition. Dans tous les cas, votre pratique de la course à pied n'en vaut pas plus ou moins la peine. Commencez là où vous en êtes, marchez quand vous en ressentez le besoin et autorisez-vous à apprendre au fur et à mesure. L'important est de trouver une façon de courir qui vous donne envie de revenir.

Pour en savoir plus : Guides pour débutants en course à pied sur route

Guides de distance

Consultez toujours un professionnel de la santé ou un entraîneur certifié avant d'entreprendre un nouveau programme d'entraînement. Les informations fournies sont à titre informatif seulement et ne remplacent pas un avis personnalisé.

Tom Baldwin

Fondateur de FLJUGA, une ressource indépendante dédiée à l'entraînement en endurance, proposant une formation en course à pied et en triathlon basée sur des données probantes. Il est titulaire d'une licence (avec mention) en coaching et leadership outdoor, d'une licence (avec mention) en psychologie et d'un certificat d'études supérieures en psychologie de la santé. Il est également certifié entraîneur de course à pied par l'UESCA, entraîneur de triathlon par l'UESCA et entraîneur de triathlon par l'ECSI (anciennement Ironman U). La mission de FLJUGA est simple : rendre l'entraînement en endurance accessible, efficace et adapté à tous.

https://www.fljuga.co.uk/about-us
Précédent
Précédent

Entraînement pour un 5 km : Guide du débutant pour les nouveaux coureurs

Suivant
Suivant

Entraînement pour marathon expliqué : Qu'est-ce que la zone 5 / VO2 max ?